samedi 22 juillet 2017

LULA À LA RUE : BRÉSIL, DE COUP D’ÉTAT PARLEMENTAIRE À COUPS D’ÉTAT JUDICIAIRES


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AU BRÉSIL LES TRIBUNAUX TRAITENT DES SUSPECTS TROP 
DUREMENT ET LES PRISONNIERS AVEC TROP D'INDULGENCE
La résidence principale ainsi que tous les biens de l’ex-président brésilien Lula ont été saisis le 18 juillet 2017 sur décision du juge fédéral Sergio Moro. Curieusement, cette décision a été prise le 14 mais a été révélée à l’intéressé par voie de presse. Condamné le 12 juillet 2017 à neuf ans et demi de prison par le même magistrat, Lula avait décidé de faire appel et avait annoncé dans la foulée sa candidature aux élections présidentielles de l’année prochaine.
LA POLICE FÉDÉRALE BRÉSILIENNE PERQUISITIONNE 
 LE LOGEMENT DE L'EX-PRÉSIDENT LULA, 
 À SÃO BERNARDINO DE CAMPO, LE 4 MARS 2016.
PHOTO ANDRE PENNER
Ce n’est pas la première fois que le juge Sergio Moro agit de la sorte par répliques judicaires violentes. Le 4 mars 2016, passant outre aux règles de droit, il avait sans convocation préalable envoyé la police au domicile de Lula à 6h du matin pour procéder à un interrogatoire dans les locaux d’un commissariat d’aéroport. La presse avait été informée et était sur place pour rapporter et filmer cette descente politico-judiciaire.

Quelques jours plus tard, le 16 mars, dès l’annonce de l’éventuelle entrée de Lula dans le gouvernement de la présidente Dilma Rousseff, le juge Moro avait fait diffuser par les médias une conversation téléphonique de la présidente enregistrée à son insu. Cela avait provoqué un rappel au droit par les juges du Tribunal supérieur de justice (STF). Le 12 juillet 2017, Sergio Moro a fondé les neuf années et demie d’incarcération infligées à l’ex-président sur une présomption de corruption ; la condamnation ne s’appuyait donc pas sur des faits vérifiés. L’entreprise de travaux publics OAS aurait, selon le juge, fait cadeau au président Lula d’un appartement en échange de contrats avec Petrobras sans appel d’offre. L’appartement existe bel et bien et appartient à l’entreprise OAS mais les avocats de l’ex-président ont communiqué au juge les actes de propriété. Le 14 juillet 2017, le juge a donc durci a posteriori la condamnation prononcée deux jours plus tôt en l’assortissant d’une saisie des biens de l’ex-président ; ceci afin d’assurer la réparation minimale des dommages causés à Petrobras, est-il signalé dans l’exposé des motifs de la décision. Ont donc à cet effet été saisis la résidence principale de l’ex-président, deux appartements situés à proximité, un terrain, deux véhicules, ses quatre comptes en banque crédités d’environ 200 000 euros, ainsi que son plan de retraite.

    UNE DE VEJA
De toute évidence, un certain nombre de juges ont rejoint les élus et les patrons qui ont décidé d’écarter de façon durable l’alternative sociale et politique que représente le Parti des travailleurs et de son leader historique Lula da Silva ; et ce quelles qu’en soient les conséquences institutionnelles. L’acharnement judiciaire de Sergio Moro, au prix du droit, est parallèle à celui des députés et sénateurs qui ont destitué la présidente Dilma Rousseff en détournant l’article 85 de la Constitution. La grande presse, le groupe multimédia Globo et l’hebdomadaire Veja, accompagnent cette curée politique. Le soi-disant quatrième pouvoir a donc mis sous le boisseau la déontologie de l’information et se comporte en acteur de l’offensive politique anti-Lula, fabricant un récit reflétant les intérêts de ses actionnaires. Cette offensive judicaire, parlementaire et médiatique sous couvert de chasse à la corruption a permis l’adoption de mesures budgétaires faisant porter le poids des ajustements sur les catégories les plus démunies.   Depuis un an, le pouvoir intérimaire a écrêté les budgets sociaux, gelé les dépenses publiques pour une durée de 20 ans et modifié le code du travail au détriment du droit des travailleurs.

 UNE DE O GLOBO
Accessoirement - mais cela l’est-il vraiment l’esprit des lois ? - de la morale collective, la déontologie de l’information a été gravement remise en question avec la complicité active de juges, de journalistes et d’élus, ainsi que de députés et sénateurs. Lula donc est revenu à la case départ. Il y a une soixantaine d’années, il avait migré un baluchon sur le dos du Nord-Est du Brésil à Sao Paulo. Ses biens modestes (voir supra) lui ont été retirés par une justice de classe. 


COUVERTURE D'«BRASIL A
ESPERANÇA E A DECEÇAO» 
Un juge du Tribunal suprême ou de Cour fédérale gagne en effet plus de 13000 dollars par mois, comme les députés et sénateurs. Quant aux magistrats de rang inférieur, ils peuvent gagner jusqu’à dix fois plus selon l’enquête publiée par Michael Reid, ancien correspondant au Brésil de l’hebdomadaire britannique The Economist [1].  Lula est ainsi victime d’un juge ayant un comportement d’accusateur partisan au nom de la vérité de la « casa grande » (l’habitation du maître à l’époque esclavagiste), comme on dit au Brésil. 

« LE POUVOIR JUDICIAIRE », SIGNALE LE DOCUMENT, « SUR UN CERTAIN NOMBRE DE SENTENCES S’EST LAISSÉ INFLUENCER PAR DES INTÉRÊTS QUI N’ONT RIEN DE RÉPUBLICAIN ». *

L’Eglise catholique ne s’y est pas trompée : la Commission justice et paix de la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB), a rendu public un message appelant les fidèles à défendre la démocratie et l’ex-président Lula. « Le pouvoir judiciaire », signale le document, « sur un certain nombre de sentences s’est laissé influencer par des intérêts qui n’ont rien de républicain ». Le message est manifestement passé puisque 17 grandes villes brésiliennes avaient programmé le 20 juillet des manifestations de soutien à Lula, à la démocratie et contre la modification du code du travail.



vendredi 21 juillet 2017

« LIBERTAD PARA LUIS CORVALÁN »

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« LIBERTAD PARA LUIS CORVALÁN » (LIBERTÉ POUR LUIS CORVALÁN)  
CHANSON DE SERGIO ORTEGA INTERPRÉTÉ PAR QUILAPAYUN
 CHANSON INÉDITE
 ENREGISTREMENT DÉBUT DES ANNÉES 70 

    mardi 18 juillet 2017

    L’OPPOSITION SE PLANTE DANS SON RÉFÉRENDUM


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    Show médiatique

    UNE DU  QUOTIDIEN 
    CONSERVATEUR CLARÍN 
    DU LUNDI 17 JUILLET 2017
    Pour le chancelier du Venezuela, Samuel Moncada, le véritable but de la consultation organisée par l’opposition ce dimanche, est de créer un spectacle médiatique pour déstabiliser le gouvernement, ce pourquoi ils n’ont pas permis le recomptage des votes. Le livre des comptes a d’ailleurs été incendié juste après que les résultats présumés ont été annoncés afin d’en effacer toute trace. Personne ne sait donc combien de personnes ont voté au référendum de consultation de l’opposition.

    UNE DU  QUOTIDIEN  DE
    CENTRE DROIT EL PAÍS
    DU LUNDI 17 JUILLET 2017
    Certains experts disent qu’il est impossible d’examiner manuellement le nombre de voix annoncées par MUD dans un si bref délais, mais aussi ils soulignent que même l’opposition ayant les 7 millions 186 000 170 voix, annoncés, ce chiffre ne leur permet pas de destituer le président lors d’un référendum à mi-mandat, puisque selon la Constitution du Venezuela, il faudrait plus de voix que celles obtenus par le président quand il a été élu. Pour y arriver 7 millions 587 mille 579 voix seraient nécessaires.

    Simulacre pour l’élection de l’Assemblée Nationale Constituante

    UNE DU  QUOTIDIEN 
    CONSERVATEUR EL MERCURIO
    DU LUNDI 17 JUILLET 2017
    D’autre part, ce même dimanche les chavistes ont également pris la rue afin de participer à un scrutin simulé en vue de la prochaine élection de l’Assemblée nationale constituante du 30 juillet, et bien que le Comité National Électoral n’a pas encore annoncé le nombre total de participants, il a annoncé que, dans ce genre de participation à des simulations un record historique semble avoir été battu.

    En effet, les électeurs chavistes se sont mobilisés massivement dès l’aube pour voter dans toutes les villes et les centres qui sont restés bondés jusque tard dans la nuit avec des gens qui attendent d’exercer leur droit de vote.

    Certains médias internationaux ont publié des photos de cette mobilisation massive pour les faire passer comme ayant participé au plébiscite organisé par la MUD, cependant, certains d’entre eux ont déjà présenté ses excuses pour l’erreur

    Pour l’opposition la vérité compte peu, il n’ont que faire des analyses rationnelles, pourvu qu’ils arrivent à justifier les actions violentes qu’ils sont en train de planifier. L’opposition a déjà appelé à une grève nationale pour ce jeudi. Donald Trump, le « chef et sponsor de l’opposition vénézuélienne » a annoncé que si Maduro « impose sa constituante, les États-Unis sanctionneront le Venezuela économiquement ».

    Le programme de l’opposition est extrêmement dangereux car il suit le modèle déjà utilisé en Libye et en Ukraine où ils affichent un gouvernement d’unité nationale en parallèle au gouvernement constitutionnel. Sur cette base, ils commencent à chercher la « reconnaissance » au niveau international et qui leur feront agir au nom d’un « état » parallèle (qui leur permettra de recevoir un financement direct, les armes si besoin …. c’est ce qui a fait ces empires quand ils ont créé Daesh).

    L’annonce des résultats fictifs du référendum est extrêmement délicat lorsqu’il est combiné avec l’annonce de Trump…

    lundi 17 juillet 2017

    VENEZUELA: UNE FEMME TUÉE LORS DE LA CONSULTATION ORGANISÉE PAR L'OPPOSITION

    Vingt millions de personnes étaient appelées à voter lors de cette consultation symbolique puisqu'elle avait lieu sans le Conseil national électoral, l'instance en charge des scrutins dans le pays, que l'opposition accuse de « complicité » avec le gouvernement.

    Le camp présidentiel a convoqué une Assemblée nationale constituante dont l'élection est fixée au 30 juillet dont la mission sera de modifier la Constitution. Nicolas Maduro assure en effet que « c'est la solution et que la Constituante garantira la paix », alors que le pays traverse une grave crise politique, économique et sociale.

    L'opposition, majoritaire à l'Assemblée nationale, manifeste depuis des semaines dans tout le pays et dénonce dans cette Constituante « un coup d'Etat ». Des protestations qui ont fait des dizaines de morts depuis le 1er avril.

    Les bureaux de vote, qui devaient fermer à 16h, sont restés ouverts bien plus tard, des électeurs faisant toujours la queue.

    La diaspora mobilisée

    Cette journée n’avait pas lieu qu’au Venezuela, mais dans plus de 500 villes du monde entier, comme à Lima, au Pérou, et à Buenos Aires, en Argentine.

    ►Le dimanche matin, d'ordinaire, les rues sont désertes dans l'Abasto, quartier de classe moyenne de Buenos Aires. Mais dimanche matin, on apercevait de loin une queue interminable de plusieurs centaines de personnes, rapporte notre correspondante Aude Villiers-Moriamé. La plupart vêtues de jaune, bleu et rouge, les couleurs du Venezuela.

    Dans la file, Beatriz Armas. Cette Vénézuélienne de 52 ans s'est levée très tôt pour aller voter. « C'est très important de participer aujourd'hui. Même si le gouvernement ne reconnaît pas notre vote, nous les Vénézuéliens, nous nous levons pour dire qu'on ne veut plus de cette dictature ! »

    Gabriel Betancourt surveille le bon déroulement du vote. Ce représentant du mouvement d'opposition Voluntad Popular a fui le Venezuela il y a un an, après avoir été arrêté par la police et menacé de mort. « Il y a tellement de monde qui participe alors qu'il fait trois degrés dehors, c'est fou ! On est tous mobilisés pour défendre l'opinion du peuple. »

    Tous ne partagent pas l'optimisme de l'opposition. Yonathan Roa, 28 ans, a participé au vote de ce dimanche sans trop y croire. « C'est juste symbolique. Le gouvernement fera son Assemblée constituante de toute façon. Ça fait longtemps que ce pays a cessé d'être une démocratie. » Ancien professeur de géographie, Yonathan travaille aujourd'hui comme vendeur au noir. Il espère un jour gagner suffisamment d'argent pour faire venir sa famille, restée au Venezuela.

    ►Au Pérou, des bureaux de vote ont été installés dans quatre villes du pays dont Arequipa au Sud, Ancash et Trujillo au Nord, rapporte notre correspondant à Quito, Eric Samson. A Lima, les membres de la communauté vénézuélienne ont pu voter dans deux locaux différents, dont celui prêté par le parti Péruviens pour le changement du président de la République Pedro Pablo Kuczynski, très critique envers le régime vénézuélien depuis son élection.

    Certains sont arrivés ces derniers mois, poussés par l’aggravation de la crise. D’autres sont là depuis plusieurs années. Ils sont en général professionnels, diplômés, obligés de vendre des gâteaux et des arepas dans les rues de Lima.

    Depuis plusieurs jours, des membres de l’opposition vénézuélienne se mobilisent sur les réseaux sociaux, comme Paulina Facchin, représentante de la Table de l’unité Démocratique (MUD) au Pérou. « C’est un processus électoral citoyen. Nous invitons à voter ce 16 juillet lors du référendum pour la liberté et la démocratie et à marquer trois fois "oui" sur le bulletin. Vote oui pour le Venezuela. Nous comptons sur toi. Les Vénézuéliens au Pérou, nous sommes éloignés de la patrie mais nous ne sommes pas absents. »

    Au Pérou, la communauté vénézuélienne est estimée à 15 000 personnes.

    CHILI/CODELCO: BÉNÉFICE ATTENDU À PLUS D'UN MILLIARD DE DOLLARS EN 2017

    Au premier trimestre 2017, « nous avons gagné plus que durant tout 2016 », a souligné M. Pizarro, en référence aux 534 millions de dollars de bénéfice net dégagés durant les trois premiers mois de cette année, contre 500 millions pour l'ensemble de l'année précédente.

    La remontée du prix du métal rouge et le plan de réduction des coûts mené par l'entreprise depuis deux ans ont permis à Codelco de renverser la tendance.

    Le Chili est le premier producteur de cuivre au monde, avec 5,6 millions de tonnes par an, couvrant près d'un tiers de l'offre globale.

    dimanche 16 juillet 2017

    ELEGIA PARA UNA MUCHACHA ROJA- PATRICIO MANNS CON INTI-ILLIMANI

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    « ELEGIA PARA UNA MUCHACHA ROJA  »   CHANSON ÉCRITE PAR PATRICIO MANNS 
    INTERPRÉTÉ PAR PATRICIO MANNS ET INTI-ILLIMANI 
    PARU DANS L'ALBUM « LA MUERTE NO VA CONMIGO» 
    ENREGISTRÉ EN 1986, DANS LES ÉTUDES FORUM MUSIC VILLAGE À  ROME 
    ‎– SOUS LE LABEL ACONCAGUA ‎– ALBUM VINYL (LP), AC 151
    LICENCE YOUTUBE STANDARD
     DURÉE : 00:02:56

      samedi 15 juillet 2017

      RAUL CASTRO DÉNONCE UN « RECUL » DES RELATIONS ENTRE CUBA ET LES ÉTATS-UNIS


      À quelques jours du deuxième anniversaire de la réouverture de l’ambassade cubaine à Washington – c’était le 20 juillet 2015 –, Raul Castro s’en est pris à la politique initiée par Donald Trump, qui entraîne une limitation des voyages des citoyens américains vers l’île et qui interdit toute négociation avec des entreprises dirigées par les militaires cubains, des sociétés omniprésentes dans le secteur du tourisme.

      « Une rhétorique vieille et hostile propre à la guerre Froide »

      Le président américain avait durci le ton face à Cuba à la mi-juin, lors d’un déplacement en Floride, où il s’était exprimé devant un auditoire d’exilés anti-castristes. Il avait ainsi porté un coup au rapprochement initié par son prédécesseur Barack Obama fin 2014, alors que les relations entre les deux pays étaient bloquées depuis la révolution castriste de 1959. Donald Trump avait alors dénoncé avec véhémence le régime « brutal » des communistes au pouvoir à La Havane.

      Selon Raul Castro, ces nouvelles mesures correspondent à un durcissement de l’embargo contre Cuba, en vigueur depuis 1962, et elles sont imprégnées d’« une rhétorique vieille et hostile propre à la guerre Froide ».

      Il a également dénoncé la « manipulation » vis-à-vis de Cuba quand il s’agit des droits de l’homme. « Cuba peut s’enorgueillir des succès rencontrés et nous n’avons pas de leçons à recevoir des États-Unis ni de personne », a assené Raul Castro au cours de cette session à laquelle la presse internationale n’a pas eu accès.