jeudi 17 août 2017

CARLOS PUEBLA Y LOS TRADICIONALES -“YANKEES, GO HOME




[ Pour écouter, double-cliquer sur la flèche ] 
 
CARLOS PUEBLA Y LOS TRADICIONALES -“YANKEES, GO HOME
DURÉE : 00:02:18


WASHINGTON DIT AU BRÉSIL, MEXIQUE, CHILI, PÉROU DE ROMPRE AVEC PYONGYANG


Dans le cas du Chili, il a souhaité que le pays sud-américain classe ses exportations de vin « comme produit de luxe, sous le régime actuel des sanctions américaines, pour empêcher la Corée du Nord d'obtenir ces produits et de les transformer en devises pour soutenir le régime ».

En 2015, le Chili a exporté pour 65.000 dollars de vin vers la Corée du Nord, tandis que le Mexique lui vendait du pétrole pour 45 millions et le Pérou y expédiait du cuivre pour 22 millions, selon l'Observatoire de complexité économique (OEC), de l'université américaine MIT.

La présidente Bachelet n'a pas répondu à la requête de M. Pence mais a exprimé son inquiétude face au programme ballistique nord-coréen.

Elle a appelé les parties « à renouveler tous les efforts diplomatiques et les conversations (...) afin d'avoir une péninsule coréenne sans armes nucléaires ».

La tension s'est fortement accrue sur la péninsule coréenne après les tests réussis - mais interdits par la communauté internationale - de deux missiles balistiques intercontinentaux nord-coréens capables selon les experts de frapper les États-Unis.

Mais le leader nord-coréen Kim Jong-Un a annoncé qu'il mettait sur pause le projet de tir de missiles près du territoire américain de Guam, une décision qualifiée de "sage et raisonnée" par le président américain Donald Trump.

M. Pence se trouvait au Chili dans le cadre d'une tournée en Amérique latine marquée par les tensions autour de la crise politique au Venezuela, accentuées par les menaces d'une intervention militaire par M. Trump qui ont soulevé un tollé dans la région.

« Le Chili fera tout son possible pour soutenir les Vénézuéliens et trouver le chemin pacifique pour restaurer sa démocratie, mais le Chili ne soutiendra ni coups d'État ni interventions militaires », a mis en garde Mme Bachelet.

mercredi 16 août 2017

MOSCOU DÉNONCE LA MENACE MILITAIRE « INACCEPTABLE » DE TRUMP CONTRE LE VENEZUELA

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

LE MINISTRE BOLIVIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
FERNANDO HUANACUNI MAMANI  ET SON HOMOLOGUE
RUSSE SERGUEÏ LAVROV
PHOTO KIRILL KALINNIKOV

La Russie a dénoncé la «menace inacceptable d'une intervention militaire» brandie par le président américain Donald Trump contre le Venezuela.
« LE NOUVEL IRAK ...? »
« PÉTROLE VÉNÉZUÉLIEN ...
MMMM MIAM-MIAM...» 
Moscou a dénoncé mercredi la « menace inacceptable d'une intervention militaire » brandie par le président américain Donald Trump contre le Venezuela, plongé dans une grave crise politique depuis plusieurs mois.

Il faut que « les désaccords dans le pays soient surmontés au plus vite, et ce uniquement par des moyens pacifiques, par le dialogue », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, lors d'une conférence de presse avec son homologue bolivien Fernando Huanacuni Mamani.

Le chef de la diplomatie russe a rejeté le recours à toute « pression extérieure, sans même parler de la menace inacceptable d'une intervention militaire ».

Ces déclarations de Moscou interviennent alors que Donald Trump a évoqué vendredi une possible « option militaire » pour résoudre la crise au Venezuela, où les manifestations anti-Maduro ont fait 125 morts en quatre mois.

Un tollé en Amérique latine


MANIFESTATION EN SOUTIEN DU PRÉSIDENT 
VÉNÉZUÉLIEN NICOLAS MADURO 

PHOTO GINNETTE RIQUELME
Lundi, le vice-président américain Mike Pence a affirmé que Washington ne laisserait pas le Venezuela se transformer en «État en faillite » qui mettrait en péril la sécurité de la région, sans évoquer de projet militaire.

La perspective d'un recours à la force par les États-Unis contre le Venezuela a suscité un tollé en Amérique latine. Le Brésil, la Colombie, le Pérou, le Chili, le Mexique, l'Équateur, le Nicaragua et l'Argentine ont ainsi rejeté cette option.

Les actions militaires américaines ne sont pas sans précédent dans cette région: la dernière remonte à 1989, quand les États-Unis avaient envahi le Panama pour déloger son président, Manuel Noriega.

Alors que le pays est en plein naufrage économique et sous le coup de sanctions américaines, le président Maduro, élu en 2013, reste sourd à ces mises en garde et continue à s'appuyer sur le soutien crucial de l'armée et de ses quelques alliés comme la Russie et la Chine, ses créanciers, ainsi que Cuba, la Bolivie ou encore l'Équateur.


SUR LE MÊME SUJET : 

mardi 15 août 2017

L'EX-MÉDECIN D'UNE SECTE NAZIE BASÉE AU CHILI PURGERA SA PEINE EN ALLEMAGNE


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]


L'ancien médecin septuagénaire peut toutefois faire appel de cette décision de justice qui "n'est pas exécutoire". Son avocat a d'ailleurs annoncé à l'agence de presse allemande DPA son intention de faire appel. L'ONG Centre européen pour les droits de l'Homme et constitutionnels a salué la décision du tribunal qui constitue un premier pas attendu de longue date en vue de punir les "crimes de Colonia Dignidad, en particulier le viol et les sévices sexuels sur les enfants".

L'ancien président allemand Joachim Gauck avait déploré l'an dernier au cours d'un déplacement au Chili les atrocités commises par cette secte, tandis que des victimes réclament réparation. Berlin avait aussi admis avoir fermé les yeux sur ce qui se passait dans cette communauté.


samedi 12 août 2017

VENEZUELA : DONALD TRUMP N’EXCLUT PAS « UNE POSSIBLE OPTION MILITAIRE »

Les États-Unis ont déjà personnellement sanctionné le président Maduro, qualifié de « dictateur ». Au Venezuela, on dénonce « un acte de suprême extrémisme ».

« GOLPE SUAVE » (COUP D'ÉTAT PARLEMENTAIRE)

Par Marie Delcas

Jeudi 10 août, à Caracas, la nouvelle Assemblée constituante confirmait – à l’unanimité – le président Nicolas Maduro dans ses fonctions de « président constitutionnel de la République bolivarienne du Venezuela ». Le lendemain, dans son club de golf du New Jersey où il est en vacances, Donald Trump faisait savoir que les Etats-Unis n’excluaient pas une intervention militaire au Venezuela :

« Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire si c’est nécessaire, a dit le président américain. Nous avons des troupes dans le monde entier, parfois très loin. Le Venezuela n’est pas très loin. Et les gens souffrent et meurent. »


M. Trump s’est abstenu de répondre à la question de savoir si une éventuelle opération serait menée par les Etats-Unis et si son gouvernement cherchait « un changement de régime ». « Nous n’allons pas faire de commentaires sur ce point », a-t-il répondu aux journalistes présents.

Au nom du gouvernement vénézuélien, le ministre des communications, Ernesto Villegas, a dénoncé « la menace la plus grave et la plus insolente jamais proférée contre la patrie de Simon Bolivar », le héros de l’indépendance latino-américaine cher à l’ex-président Hugo Chavez. Le ministre de la défense, le général Vladimir Padrino, a pour sa part a évoqué « un acte de folie d’un extrémisme suprême ».

« Illégitime Assemblée constituante »

Deux jours plus tôt, le département du Trésor américain avait élargi sa liste vénézuélienne de sanctions financières, en ciblant huit responsables chavistes, dont Adan Chavez, frère de l’ex-président Hugo Chavez (1999-2013). Tous sont visés pour avoir contribué à la mise en place de « l’illégitime Assemblée constituante ». Leurs avoirs aux Etats-Unis ont été gelés. Qualifié par le gouvernement américain de « dictateur », le président Nicolas Maduro a été inclus sur la liste noire la semaine dernière, rejoignant le groupe restreint des présidents en exercice sanctionnés par Washington. « Ce régime est inacceptable et les Etats-Unis se tiendront au côté de l’opposition contre la tyrannie jusqu’à ce que le Venezuela restaure une démocratie prospère et pacifique », avait déclaré le secrétaire américain au trésor, Steven Mnuchin.

Le Venezuela a été suspendu du marché commun sud-américain du Mercosur et est d’ores et déjà objet de sanctions régionales. Vendredi, le gouvernement péruvien a expulsé l’ambassadeur en poste à Lima. Mercredi, douze pays latino-américains y avaient signé une déclaration dénonçant la suspension de la démocratie, la violation des droits de l’homme et la violence de la répression au Venezuela.

Jeudi, s’adressant à l’Assemblée constituante, M. Maduro avait dit souhaiter « une conversation personnelle » avec son homologue américain. Il avait suggéré qu’elle se tienne par téléphone ou à New York en septembre, à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies. « S’il est autant intéressé par le Venezuela, je suis là, je suis le chef de ce qui l’intéresse », avait lancé M. Maduro, en précisant toutefois qu’il répondrait « les armes à la main » à une agression américaine.

Depuis la tentative de coup d’Etat ratée de 2002, le gouvernement chaviste n’a cessé de dénoncer les visées de « l’empire » sur les réserves pétrolières du Venezuela. Selon M. Maduro, les Américains et la guerre économique qu’ils mènent contre son pays, de mèche avec l’opposition, sont les responsables de la grave crise que traverse le Venezuela. La tension entre les deux pays (qui ont rappelé leurs ambassadeurs respectifs en 2010) n’a pas mis fin aux échanges économiques et commerciaux. Les Etats-Unis continuent d’importer 740 000 barils de brut vénézuélien par jour.

Les propos de Donald Trump font-ils le jeu de Nicolas Maduro ? Jose Miguel Vivanco, directeur pour l’Amérique latine de l’organisation Human Rights Watch, écrit sur son compte Twitter : « Depuis qu’Hugo Chavez l’a désigné comme son successeur, Nicolas Maduro n’avait pas reçu d’aussi beau cadeau que celui que vient de lui faire Donald Trump. » « Nous nous sommes toujours opposés et nous nous opposerons toujours à toute intervention militaire contre le Venezuela », déclare pour sa part Rafael Uzcategui, directeur de l’organisation des droits de l’homme Provea.

« Nous sommes la majorité »

Les dirigeants de la coalition d’opposition (Table d’unité démocratique, MUD) sont, eux, restés discrets. Nombreux sont les opposants de base qui rêvent de voir les soldats américains débarquer « enfin ». Encore un sujet qui divise l’opposition. Jeudi, la MUD, qui a boycotté l’élection constituante, a annoncé qu’elle présenterait des candidats aux élections régionales. L’élection des gouverneurs, qui aurait dû avoir lieu fin 2016, est maintenant programmée pour le 10 décembre. « En 2005, nous avons commis une énorme erreur en nous retirant des parlementaires, explique le député d’opposition José Guerra. Nous sommes la majorité et nous allons le prouver dans les urnes. »

Vendredi, deux dirigeants de la MUD ont annoncé qu’ils faisaient scission : l’ex-maire de Caracas, Antonio Ledezma, et Maria Corina Machado. « Nous ne pouvons légitimer le Conseil national électoral [CNE], ni tomber dans le piège que nous tend le gouvernement, ni trahir la lutte que nous menons depuis 132 jours », a déclaré Maria Corina Machado, en annonçant qu’elle quittait la MUD.

Le CNE a d’ores et déjà empêché un certain nombre de candidats de se présenter aux élections régionales. « Celui qui veut participer doit avoir un certificat de bonne conduite délivré par l’Assemblée nationale, un certificat qui dit que vous n’avez jamais appelé à mettre le feu au Venezuela », a pour sa part déclaré le constituant Diosdado Cabello, considéré comme le numéro deux du gouvernement.

L’assemblée « souverainissime » – qui a supplanté l’Assemblée nationale, où l’opposition est majoritaire – devrait siéger deux ans, a indiqué M. Cabello, tout en précisant qu’elle pourrait prolonger ses travaux « quatre, cinq ou six ans ». Le mandat de Nicolas Maduro s’achève en 2019.

vendredi 11 août 2017

ESPAGNE. UN JOURNALISTE TURC ARRÊTÉ À BARCELONE SUR DEMANDE D’ANKARA


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

ERDOĞAN, « L'HOMME QUI SE PREND POUR UN SULTAN »

Le journaliste et écrivain turc Hamza Yalçin se trouve en détention en Espagne depuis le 3 août, en application d’un mandat d’arrêt international émis par la Turquie. Il est accusé d’avoir insulté Erdogan et d’être lié à un groupe d’ultragauche illégal.
LE JOURNALISTE ET 
ÉCRIVAIN HAMZA YALÇIN
PHOTO SEGRE
«Les tentacules du régime de [Recep Tayyip] Erdogan se déploient jusqu’en Espagne », rapporte El País ce 8 août, après l’arrestation à Barcelone du journaliste et écrivain turc et suédois Hamza Yalçin. Celui-ci, âgé de 59 ans, se trouve en détention depuis le 3 août, en application d’un mandat d’arrêt international émis par la Turquie en avril. Il est accusé, d’après l’agence turque Dogan citée par le journal madrilène, d’avoir insulté le président Erdogan dans un article de presse et de maintenir des « liens terroristes » avec un groupe d’ultragauche illégal.

Yalçin a été arrêté lors du contrôle des passeports à l’aéroport barcelonais d’El Prat, alors qu’il devait embarquer à bord d’un vol en destination de Londres, à la suite du mandat émis par l’agence Interpol. Un juge a ensuite ordonné son incarcération.

Résident en Suède depuis 1984 et naturalisé suédois, il est notamment membre de la branche suédoise de l’association d’écrivains PEN. L’ambassade de Suède à Madrid s’est mise en contact avec les autorités espagnoles pour suivre son cas.

La Turquie « a utilisé Interpol à des fins politiques »

DESSIN DE BALABAN, LUXEMBOURG.  
« Le fait que des journalistes exilés puissent être 
détenus est très inquiétant », réagit le responsable de Reporters sans frontières en Suède, Jonathan Lundqvist. La Turquie « a utilisé Interpol à des fins politiques et son objectif est d’interdire la liberté d’expression et d’éviter que Yalçin ne se déplace en Europe », dénonce pour sa part son ami et compatriote Kurdo Baksi dans des déclarations à l’agence espagnole EFE reprises par le quotidien madrilène. « Moi aussi je suis turc et suédois et je critique Erdogan. Donc, est-ce que je peux toujours voyager à Barcelone ? » interroge-t-il.

Depuis la tentative de coup d’État en juillet 2016, le régime d’Ankara a purgé l’armée et détenu plus de 50 000 militaires, juges et universitaires, rappelle El País. Depuis fin juillet sont jugés à Istanbul plusieurs journalistes et collaborateurs du quotidien Cumhuriyet.

La Turquie doit désormais formaliser sa demande d’expulsion – elle dispose d’un délai de quarante jours –, et attendre la réponse de la justice espagnole. Mais le « dernier mot reviendra au gouvernement », rappelle El País. Celui-ci “se retrouvera alors dans une situation délicate, puisqu’il devra choisir entre vexer la Turquie ou s’opposer aux organisations de défense des droits de l’homme”.


DISPARITION EN ARGENTINE D’UN JEUNE MANIFESTANT APRÈS UNE INTERVENTION POLICIÈRE


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]


UNE PHOTO DE SANTIAGO MALDONADO MONTRÉE PAR UN
MANIFESTANT À BUENOS AIRES, LE 7 AOÛT 2017, DEVANT
LE PALAIS DU CONGRÈS.
PHOTO JUAN MABROMATA  

Santiago Maldonado a été vu pour la dernière fois le 1er août 2017, alors que la gendarmerie dispersait un rassemblement de la communauté mapuche, en Patagonie.
SANTIAGO MALDONADO
Cela fait plus d’une semaine que personne, en Argentine, n’a de nouvelles de Santiago Maldonado. La famille du jeune homme et plusieurs organisations de défense des droits humains accusent la gendarmerie d’avoir « fait disparaître » le jeune homme à la suite d’une intervention musclée lors d’une manifestation de la communauté mapuche – Amérindiens vivant en Patagonie. Mercredi 9 août, Amnesty International a lancé une campagne pour exiger une réponse immédiate de l’État. Sa famille et les autorités se renvoient la balle, s’accusant mutuellement de nourrir des zones d’ombre dans l’enquête.

L’artisan de 28 ans, originaire de la province de Buenos Aires, participait à une manifestation de la communauté mapuche de Cushamen, dans le sud du pays, à 1 800 kilomètres de la capitale. Plusieurs témoins assurent l’avoir vu pour la dernière fois le 1er août, lorsque les forces de l’ordre ont chargé violemment les manifestants, interpellant le jeune homme et l’embarquant dans une camionnette. La ministre de la sécurité, Patricia Bullrich, et le juge chargé de l’enquête, Guido Otranto, assurent, eux, qu’« aucun indice ne prouve » que la gendarmerie soit en cause.

Les déclarations des témoins présents sur place coïncident pourtant « pleinement » avec les indices retrouvés sur le terrain, assure le défenseur des droits de la ville d’Esquel, Fernando Machado. Selon lui, les camionnettes des gendarmes ont été nettoyées après l’opération et des éléments personnels de M. Maldonado ont été retrouvés à l’endroit précis où, selon les membres de la communauté mapuche qui ont dénoncé la disparition, l’interpellation a eu lieu.

L’ONU réclame une « action urgente »

« Ni militant ni activiste », selon son frère, Sergio Maldonado, le jeune argentin « a très à cœur la cause des communautés originaires » du pays, raison pour laquelle il était allé expressément soutenir leur action, destinée à exiger la libération du leader mapuche Francisco Jones, incarcéré par le juge Otranto depuis le mois de juin. Les indigènes occupent depuis 2015 une portion de terres ancestrales appartenant officiellement à l’entreprise italienne Benetton et bloquent régulièrement des routes pour en revendiquer la propriété.

Amnesty International a dénoncé « les violations des droits humains » perpétrées par la gendarmerie lors de l’intervention musclée contre les manifestants mapuches, et exige également qu’une solution définitive soit trouvée aux réclamations territoriales du peuple indigène.
Une récompense de 24 000 euros pour tout renseignement sur le sort de l’artisan
Mardi, le Comité des Nations unies contre les disparitions forcées avait déjà appelé le gouvernement argentin à entreprendre une « action urgente » afin de trouver M. Maldonado. L’Etat offre désormais une récompense de 500 000 pesos argentins (24 000 euros) pour tout renseignement sur le sort de l’artisan. Lundi soir, une manifestation massive a eu lieu devant le palais du Congrès à Buenos Aires, convoquée par la famille Maldonado.
MANIFESTATION DEVANT LE PALAIS DU CONGRÈS À BUENOS AIRES,
LE 7 AOÛT 2017, EXIGEANT QUE SANTIAGO MALDONADO SOIT RETROUVÉ EN VIE.
PHOTO JUAN MABROMATA 

 Disparition en démocratie

« Ils enlèvent quelqu’un et prétendent ne pas savoir où il est ! », proteste Sergio Maldonado, faisant le parallèle avec une des périodes les plus sombres de l’histoire récente du pays sud-américain, où la dictature militaire a été responsable de la disparition forcée de plus de 30 000 personnes entre 1976 et 1983, qui ont en fait été torturées et assassinées.

Les associations de défense des droits humains des Mères et des Grands-mères de la place de Mai et le Centre d’études légales et sociales, qui avaient demandé l’intervention de l’ONU au sujet de la disparition de Santiago Maldonado pour faire pression sur l’État, soutiennent qu’il s’agit d’un cas de « disparition » dans le cadre d’une « violence institutionnelle commise par un État démocratique ». Quelques jours avant des primaires aux élections législatives d’octobre, où elle figure en tête des sondages, l’ex-présidente Cristina Fernandez de Kirchner a tweeté : 


« Santiago doit être retrouvé maintenant, et doit être retrouvé en vie. »  


 CAPTURE D'ÉCRAN TWITTER

En 1993, un premier cas de disparition forcée en période démocratique avait défrayé la chronique : le 17 août de cette année-là, Miguel Bru, un étudiant en journalisme de 23 ans, avait disparu à Bavio, près de Buenos Aires. Les officiers qui ont été condamnés pour torture suivie de meurtre dans cette affaire avaient, au départ, nié toute implication. Le commissariat avait même offert une récompense pour toute information sur le sort du jeune homme. Son corps n’a jamais été retrouvé.